Quelle est-elle cette colère de Dieu dont parle Saint Paul ?

«La colère de Dieu se révèle du ciel

contre toute impiété et toute injustice des hommes

qui retiennent injustement la vérité captive,

car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux,

Dieu le leur ayant fait connaître.

En effet, les perfections invisibles de Dieu,

sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil,

depuis la création du monde,

quand on les considère dans ses ouvrages.

Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu,

ils ne l’ont point glorifié comme Dieu,

et ne lui ont point rendu grâces;

mais ils se sont égarés dans leurs pensées,

et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.

Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous;

et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible

en images représentant l’homme corruptible,

des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.»

Romains 1,18-23.

«Au jour de sa colère, il écrase des rois,

il exerce son jugement sur les nations,

il remplit les vallées de cadavres,

il écrase les chefs sur toute l’étendue du pays. » Ps. 110, 5-7.

Je peux trouver ceci à Romains 5, 8-10

«Mais Dieu nous a montré à quel point il nous aime :

le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.

Par son sacrifice, nous sommes maintenant rendus justes devant Dieu (comme Abraham par sa foi);

à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés avec lui, serons-nous sauvés par la vie de son

Fils. »

Et enfin, dans l’évangile de Jean, il y a ceci :

«Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé,

parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde,

les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,

parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.

Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière,

de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées;

mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière,

afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

………………

Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous;

celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre.

Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,

il rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.

Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai;

car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure.

Le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains.

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie,

mais la colère de Dieu demeure sur lui.»

Dominic

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"

  1. assjbedard dit :

    Je vais prendre le temps de bien méditer tout cela et je réagirai.

  2. Paulin Bédard dit :

    Salut Dominic,

    Pour bien comprendre cette colère de Dieu, il importe tout d’abord de connaître les différents attributs de Dieu et surtout, de ne pas mettre l’accent sur un attribut au détriment des autres. Par exemple, Dieu est tout-puissant, il est omniscient, il est saint, il est juste, il est bon, il est amour, il est sage, il est patient, etc. Il est à la fois 100% bon et 100% juste et saint. La tragédie, c’est que dans le Québec d’autrefois, on mettait tout l’accent sur la justice de Dieu (ou la peur de l’enfer), en oubliant son amour et sa grâce. L’autre tragédie, c’est qu’aujourd’hui, le pendule est allé de l’autre côté. On ne parle que de son amour, on oublie sa justice et sa sainteté, on ne croit plus à l’enfer, comme si l’enfer était indigne de Dieu et comme si l’amour et la justice étaient en compétition l’un contre l’autre. Puisque Dieu est amour, alors il devrait être moins strict avec sa justice. Ou bien encore, puisque Dieu est bon et que le mal et la souffrance existent, alors Dieu ne pourrait pas être tout-puissant ni souverain dans les événements qui se déroulent sur la terre, etc. Une telle approche met faussement un attribut de Dieu en opposition avec un autre attribut. La Bible ne fait pas une telle erreur. Notre façon de concevoir Dieu doit être corrigée et éclairée par la lumière des Écritures saintes. La Bible nous révèle que Dieu est amour et plein de grâce. En même temps, elle nous révèle qu’il est parfaitement juste et saint. Il est parfaitement bon, sans le moindre reproche, et en même temps il est le souverain tout-puissant qui envoie des calamités sur la terre. Notre faible intelligence ne peut pas tout comprendre cela, mais nous sommes appelés à croire tout ce que Dieu nous dit dans sa Parole. Nous n’avons pas le droit de choisir ce qui nous plaît concernant ces caractéristiques et de rejeter ce qui fait moins notre affaire.

    L’une des grandes difficultés pour nos esprits modernes est de concevoir à quel point Dieu est saint. Nous sommes tellement empêtrés dans la boue de notre corruption que nous n’arrivons pas à entrevoir même un seul rayon lumineux de la sainteté de Dieu. Quand le prophète Ésaïe a reçu dans le temple une vision spéciale de Dieu et quand les anges purs et sans le moindre défaut s’exclamaient: "Saint, saint, saint est l’Éternel des armées! Toute la terre est pleine de sa gloire!", la réaction immédiate d’Ésaïe fut de dire: "Malheur à moi! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées." (Ésaïe 6:3,5). Même les anges célestes, qui sont parfaitement purs et puissants, se cachent la face devant la parfaite sainteté de Dieu. Devant cette scène, Ésaïe a pris soudain conscience de son péché, de son impureté et de celle de son peuple. À force de toujours nous parler de l’amour et de la miséricorde de Dieu, en mettant au rancart sa justice et sa sainteté, on finit par "s’endormir" dans une forme de complaisance qui nous faire croire que Dieu accepte tout et n’importe quoi.

    La colère de Dieu, c’est cette réaction du Dieu juste et saint devant le péché. Évidemment, si l’on minimise sa justice et sa sainteté, on ne saisira pas la gravité et la profondeur de notre péché. Par conséquent, on ne comprendra pas comment il se fait que Dieu puisse se mettre en colère. Par ailleurs, nos colères humaines étant très souvent empreintes de jalousie, d’impatience ou de méchanceté, nous avons tendance à projeter sur Dieu le type de comportement que nous avons quand nous nous mettons en colère. La colère de Dieu, quant à elle, est parfaitement pure, juste et droite. La colère de Jésus aussi est parfaitement pure et juste, par exemple lorsqu’il renversa les tables des changeurs dans le temple, fouet à la main (Jean 2:15-16), ou encore lorsqu’il maudit le figuier improductif, annonce du jugement qui allait s’abattre sur Jérusalem incrédule (Marc 11), ou bien quand il traita les pharisiens d’hypocrites et de "sépulcres blanchis" (Matthieu 23). Nous ne pouvons pas seulement prendre l’image du doux Jésus qui accueille les pécheurs et qui fait du bien aux indigents. Nous devons aussi reconnaître qu’au fond, Jésus est celui, dans toute la Bible, qui a le plus parlé de l’enfer et de ses terribles tourments. Je peux te fournir une longue liste de textes bibliques tirés des Évangiles qui nous rapportent les paroles de Jésus au sujet de l’enfer. Il suffit de lire ces textes, sans autre commentaire, pour nous convaincre que Jésus croyait certainement à l’enfer et qu’il a fait l’annonce solennelle de sa réalité prochaine pour ceux qui refusent de se repentir de leurs péchés et de croire en lui pour leur salut.

    L’histoire biblique, depuis l’entrée du péché dans le monde jusqu’aux temps apostoliques, contient d’innombrables témoignages de la grâce, de la miséricorde et de la bonté de Dieu. En même temps, elle contient aussi d’innombrables témoignages de sa justice et de sa sainteté. Sa grâce s’est déversée sur les uns, sa colère sur les autres. Par exemple, la terre entière et tous les humains, sauf une famille de huit, ont été noyés sous les eaux du déluge, en guise de jugement contre leur grande méchanceté (Genèse 6 à 8). À la tour de Babel, Dieu est descendu pour juger ses habitants arrogants et confondre leurs langues (Genèse 11). Les villes de Sodome et Gomorrhe ont été détruites par le feu du ciel à cause de leurs immoralités sexuelles (Genèse 19). Les livres des prophètes sont remplis de menace du jugement et de la colère de Dieu sur Israël infidèle et sur de nombreux peuples voisins remplis de violence et d’idolâtrie. En même temps, Dieu a fait grâce à Abraham, à Isaac, à Jacob et à ses douze fils. Il a fait grâce à Israël esclave en Égypte. Il a fait grâce à Rahab, la prostituée, à Ruth, la Moabite, etc. Et cela, sans aucun mérite de leur part. On pourrait multiplier les exemples. Tout cela pour dire qu’aussi bien la colère de Dieu que la grâce de Dieu se sont toutes les deux clairement manifestées tout au long de l’histoire. On ne peut pas seulement retenir le côté qui nous plaît le plus et qui correspond le mieux à l’image (fausse ou biaisée) qu’on se fait de Dieu.

    Au fond, je dirais même qu’il est impossible de véritablement comprendre l’Évangile de Jésus-Christ et sa grâce infinie si on ne saisit pas la notion de la colère de Dieu. Car c’est à la croix de Jésus-Christ que nous trouvons l’expression la plus vive de l’amour de Dieu et en même temps de la colère de Dieu. C’est sa colère contre nous, à cause de nos péchés, qui s’est abattue sur son Fils. Jésus a bu la coupe amère de la colère de Dieu à la place de tous ceux qui croiraient en lui et à qui Dieu, de toute éternité, a bien voulu faire grâce. Le prophète Ésaïe l’avait annoncé d’avance: "Il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui… L’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous." (Ésaïe 53:5-6). Il est impossible de comprendre la raison d’être des souffrances et de la mort de Jésus sans cette notion fondamentale de la colère de Dieu. Pour une réflexion plus développée de ce lien entre la justice de Dieu et sa miséricorde, je t’invite à lire mon article suivant: http://beauce.erq.qc.ca/2011/04/20/la-justice-et-la-misericorde-de-dieu-en-christ. Pour des pistes supplémentaires sur la diversité des attributs de Dieu, j’ai aussi écrit une série d’articles à ce sujet que tu trouveras à http://beauce.erq.qc.ca/2009/09/01/les-perfections-de-dieu. Tu peux consulter en particulier les sections sur "l’amour de Dieu" et sur "la sainteté de Dieu". (Je n’ai pas encore fini d’écrire cette série, il manque encore, par exemple, la section sur "la justice de Dieu". À venir peut-être un jour…).

    Les différents textes bibliques que tu cites se rapportent à différents aspects de la colère de Dieu, à sa colère actuelle "qui se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes" (Rom. 1:18), à sa colère actuelle qui "demeure" et qui va par conséquent se continuer contre ceux qui ne croient pas en lui (Jean 3:36), et à sa colère à venir, qui sera pleinement manifestée "au jour de sa colère". (Ps. 110). Fort de ce message biblique sans équivoque, il n’est pas possible de proclamer un Évangile que je qualifierais "d’efféminé", sans force et sans colonne vertébrale, sans un appel retentissant à la repentance et à la foi. "La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse", disait le sage. La colère de Dieu plane sur la tête de ceux qui n’ont pas encore trouvé refuge en Jésus-Christ. C’est une réalité actuelle. Chaque fois qu’il se produit un tremblement de terre, un ouragan, une épidémie, un effondrement boursier, une calamité quelconque, c’est une trompette d’avertissement qui sonne, en attendant la dernière trompette. Chaque jour est une démonstration de la grande patience de Dieu (un autre de ses attributs), patience qui appelle les gens à revenir à Dieu avec empressement, par le seul moyen de salut qui nous soit offert. c’est-à-dire en son Fils. Mais un jour, cette patience prendra fin et sa colère se déversera de façon complète sur ceux "qui n’ont pas le Fils". Ce même jour, sa grâce infinie brillera de tous ses feux parmi son peuple racheté qui célébrera la victoire finale de leur grand Roi.

    Ce jour-là, les uns diront "aux montagnes et aux roches: Tombez sur nous, et cachez-nous loin de la face de celui qui est assis sur le trône et de la colère de l’Agneau, car le grand jour de leur colère est venu, et qui pourrait subsister?" (Apocalypse 6:16-17). Les autres diront: "Alléluia! Car le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, a établi son règne. Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse et donnons-lui gloire, car les noces de l’Agneau sont venues, et son épouse s’est préparée." (Apocalypse 19:6-7). Tout le peuple de Dieu se réjouira non seulement de son bonheur avec son Rédempteur, mais aussi du fait qu’il a parfaitement exercé sa justice, amené son règne à la plénitude et nettoyé la terre des méchants. N’est-ce pas réjouissant de savoir qu’un jour Dieu fera justice? Toute l’histoire de l’humanité jusqu’à son aboutissement ultime ne peut donc se comprendre qu’à la lumière de la colère de Dieu et de la grâce de Dieu. Il est impossible de garder un aspect et d’en rejeter l’autre. La grande question pour nous, les humains, n’est donc pas tellement de philosopher sur le sujet de la colère de Dieu, encore moins de se penser meilleur que lui en se disant que, s’il est amour, il ne devrait envoyer personne en enfer. La grande question qui devrait nous occuper est plutôt celle-ci: Comment échapperons-nous à la colère à venir si nous négligeons un si grand salut qui nous est offert en Jésus-Christ? L’autre grande question est la suivante: Si nous avons véritablement goûté à sa grâce en Jésus-Christ, comment devons-nous lui exprimer toute notre reconnaissance, lui qui nous a fait échapper à sa juste colère?

    Voilà donc pour ma réflexion d’aujourd’hui. Je ne pense pas que j’aurai le temps d’en fournir d’autres cette semaine.

    À la prochaine.

    Paulin

  3. assjbedard dit :

    Je regarde Jésus en Croix et je me dis:« Qu’est-ce que la colère de Dieu? Lui qui a donné son Fils unique par amour pour moi. Ce n’est sûrement pas la condamnation, il n’est pas venu pour condamner mais pour sauver. Et il a dit au larron« aujourd’hui même
    tu seras avec moi au paradis.»
    La colère de Dieu est une colère d’Amour; il nous veut au grand banquet de son amour…tous…et si on refuse son invitation il fait parcourir les rues de la ville et fait remplir la salle de noce de tous ces pauvres,exclus,boiteux rencontrés sur le bord du chemin.La colère de Dieu est un cri de Dieu pour rappeler à tous ses enfants l’étonnant secret d’amour qu’il a pour chacun. Écoute la colère de Dieu, elle t’appelle à te laisser choyer par Dieu. Voilà mon essai

    • Le bon larron est vraiment un exemple de pardon gratuit. Il est comme le premier à avoir bénéficié de l’Amour de Dieu sur la simple reconnaissance de son péché et l’expression de son espoir et de sa foi mise en Celui qu’il a reconnu comme son Maître et son Sauveur. C’est assez touchant.

  4. assjbedard dit :

    Un cri de la colère de Dieu sur la croix: « J’ai soif.» J’ai soif de ton coeur, j’ai soif de ton amour, j’ai soif de ta réponse, j’ai soif de toi. Quand vas-tu me répondre?
    La colère de Dieu c’est aussi le cri qui dit: « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.» Pardonnez-leur….!!!!! Père. Quelle communion au Père.

  5. Lucia dit :

    « Dans un instant de colère, je t’avais un moment dérobé ma face
    Mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, Dit ton rédempteur, l’Eternel.
    Car sa colère dure un instant mais sa grâce toute la vie. »

    Avouer nos fautes, se repentir tels sont les pas qui conduisent à la paix.
    Car Il est fidèle et juste pour nous pardonner et pour purifier de toute iniquité.
    « Venez et plaidons ! dit l’Eternel.
    Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ;
    S’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. » (És. 1.18).

    Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement.
    Il a le pouvoir et veut pardonner à celui qui vient à Lui avec un cœur sincère.
    Il cherche le pêcheur, il vient à sa rencontre, car Dieu désire qu’un grand nombre soit sauvé.
    L’homme peut résister à la Grâce mais Jésus vient avec Amour, le chercher pour le libérer de la captivité.

    « Que le méchant abandonne sa voie
    Et l’homme d’iniquité ses pensées
    Qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui
    A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner. » (Esaïe 55:7)
    Dieu ne se lasse pas de pardonner, de secourir, de bénir, de guérir….
    Il se laisse trouver par qui le cherche.
    Et c’est par Grâce qu’Il nous justifie en Jésus Christ, nous sommes héritiers du Royaume par grâce.
    Et là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. C’est est un don gratuit, un cadeau, un acte d’amour
    Ma part personnelle, est d’amener les âmes perdues à se réconcilier avec Dieu.

    J’ai suivi avec beaucoup intérêt ce débat, merci Dominic.

  6. Bibiane dit :

    J’aurais envie de poser la question suivante:
    Quel est le plus grand et le primordial?
    Dieu ? ou les écrits à travers lesquels il s’est révélé ?
    S’il a déjà su se révéler par le passé, ne pourrait-il le faire à nouveau aujourd’hui de façon nouvelle ? Pourquoi les écrits anciens devraient-ils être toujours la référence jusqu’à la fin des temps, et limiter la vraie révélation à ceux-ci ?
    La Vie bouge, elle se renouvelle, et Dieu est assez puissant pour se révéler à nouveau pour chaque temps.
    Non ?

    • humushumanus dit :

      Bonjour Bibiane,
      J’ai le goût de simplement poser ta question sur la première page de mon blog si tu le veux. Je suis sûr que les réponses viendront, sinon d’autres questions plus pertinentes les unes que les autres. O’K ?

    • Paulin Bédard dit :

      Bonjour Bibiane,

      Bonne question! Dieu est certainement assez puissant pour se révéler quand il veut, à qui il veut et comme il veut. Il ne s’agit pas de savoir ce qui est possible pour Dieu de faire ni de le contraindre à se limiter, mais plutôt de savoir ce qui est réel, ce qu’il fait réellement. Parmi diverses possibilités, Dieu a la liberté d’en choisir certaines et d’en exclure d’autres. Mais une fois qu’il choisit librement certaines façons de faire, il continue d’agir selon les façons qu’il a bien voulu choisir. Il ne change pas d’idée à tout instant et ne nous trompe pas non plus. Il est fidèle, cohérent et digne de confiance (la Bible parle d’une alliance et d’une promesse). Nous pouvons nous fier à sa Parole, sans toujours avoir à nous demander s’il va se contredire ou faillir à ses engagements.

      Ce qui est important de comprendre, à mon avis, dans cette question, c’est que les paroles de révélation de Dieu vont de pair avec ses actes de rédemption. L’histoire de la révélation et l’histoire de la rédemption se développent harmonieusement ensemble. Ce qu’il dit et ce qu’il fait vont ensemble. Tout d’abord, il annonce ce qu’il va faire, puis il le fait, ensuite il en explique la signification. Parole – Action – Parole. Cela est vrai de chaque acte rédempteur particulier que l’on trouve par exemple dans l’Ancien Testament (exemple: la délivrance de l’Égypte ou l’Exil à Babylone, etc.). Cela est également vrai à plus grande échelle pour l’ensemble de la Bible. Dieu a fait des promesses dans l’Ancien Testament (paroles prophétiques ou annonciatrices), puis il a accompli ces promesses par la venue de Jésus-Christ (actes rédempteurs), puis dans les épîtres et le reste du Nouveau Testament, il a donné des explications sur la signification de ces actes accomplis par Jésus (paroles explicatives).

      Le fait que l’on se rapporte à des écrits anciens et que ces écrits anciens soient la référence jusqu’à la fin des temps est étroitement lié au fait que les actes rédempteurs de Dieu en Jésus-Christ sont suffisants, complets et non répétables. Jésus n’a pas besoin de s’incarner une deuxième fois, de souffrir et de mourir sur la croix une deuxième fois, de ressusciter à nouveau et de monter au ciel une autre fois pour y établir à nouveau son règne et son royaume. Il n’a pas besoin de répéter une deuxième fois la Pentecôte puisqu’il a donné son Esprit à son Église de façon permanente. Il a fait tout cela une fois pour toutes. L’annonce qui en a été faite dans l’Ancien Testament, que ce soit sous forme de prophéties, de visions ou de cérémonies symboliques, n’a plus besoin d’être répétée. Jésus a accompli tout cela. De plus, les explications qui ont été données dans le Nouveau Testament l’ont été par les apôtres directement choisis par Jésus ou par des collègues proches des apôtres. Ces explications sur l’oeuvre de Jésus ayant été données, elles sont suffisantes et complètes et n’ont pas besoin d’être répétées non plus. En langage technique, c’est ce qu’on appelle "la fermeture du canon". Nous n’avons pas à ajouter de nouveaux livres à la Bible.

      C’est la raison pour laquelle nous lisons par exemple en Hébreux 1:1-2: "Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers." Les prophètes n’étaient que des messagers humains. Jésus est le Fils de Dieu en personne. Une fois que "la Parole s’est faite chair", qu’elle "a habité parmi nous pleine de grâce et de vérité" et que les apôtres ont "contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père" (Jean 1:14), cette Parole a dit et a fait tout ce que nous avions besoin de connaître et de recevoir de la part de Dieu. Dieu n’a pas besoin de se répéter continuellement. Il ne radote pas. Il suffit simplement de prendre au sérieux ce qu’il dit. Ce qu’il a dit demeure valable pour le reste de l’histoire étant donné que ce qu’il a fait par son Fils Jésus suffit pleinement pour notre salut et pour notre vie. C’est aussi la raison pour laquelle, à la fin du dernier livre de la Bible, il y a des menaces sérieuses adressées à ceux qui ajouteraient ou retrancheraient aux paroles prophétiques de ce livre (Apocalypse 22:18-19). Il s’agit de sanctions légales prévues contre ceux qui violeraient l’intégrité du livre de l’alliance.

      Depuis la venue de Jésus et la période apostolique où le Nouveau Testament était en train d’être mis par écrit, nous sommes entrés dans ce que la Bible appelle "les derniers temps" (voir par exemple le texte d’Hébreux 1 que je viens de citer). Ces "derniers temps" ne signifient pas que la fin du monde était prédite pour très bientôt. Cela signifie plutôt que, par rapport à ses paroles de révélation et à ses actes de rédemption, Dieu n’a plus rien à ajouter avant l’accomplissement final de toutes choses lors du retour de Jésus dans sa gloire.

      Cela ne veut pas dire qu’entretemps Dieu ne dit plus rien ou qu’il ne fait plus rien dans le monde. Au contraire! Il rassemble son Église des quatre coins de la terre et dirige le monde vers son but final. Mais il le fait sur la base de ce qu’il a pleinement révélé et accompli en Jésus-Christ une fois pour toutes. Autrement dit, le Saint-Esprit utilise sa Parole écrite et se sert de messagers qui proclament, enseignent et expliquent cette Parole. C’est de cette manière qu’il parle à nos coeurs et applique à nos vies le fruit de l’oeuvre rédemptrice de Jésus.

      Après tout, l’idée de se baser sur des textes anciens et définitifs n’est pas bête. Si Dieu se révélait de façon éparse, individuelle, incohérente d’une génération à l’autre, sans unité, sans développement cohérent et sans aboutissement ultime, chacun serait livré à lui-même et à sa propre subjectivité pour déterminer ce qui vient de la bouche de Dieu et ce qui vient de son imagination. La tradition orale n’est pas mieux non plus, c’est comme le téléphone arabe. Le message se déformerait très rapidement de la bouche de l’un à l’oreille de l’autre. Il n’y a rien de mieux que le texte pour conserver de génération en génération le témoignage de la révélation de Dieu donné autrefois par la bouche des prophètes et par la bouche de son propre Fils. La tentation nous guette également de faire des déclarations du genre "Dieu m’a dit, tu es mieux de m’écouter", comme on rencontre parfois dans certains milieux. "Ah oui? Dieu t’a dit? Alors je n’ai rien à dire." Nous n’avons pas ce problème avec un texte que l’ont peut pointer du doigt en disant: "Voici ce que Dieu a dit!"

      Tout ce que je viens d’expliquer se rapporte à ce qu’on peut appeler une conception "exotérique" de la révélation de Dieu, par opposition à la conception "ésotérique". La conception ésotérique postule que c’est en plongeant à l’intérieur de nous-mêmes ("eis" en grec) que nous pourrions y découvrir la parole de Dieu. Cette conception se base sur une approche "moniste" du monde. Il n’existerait qu’une réalité englobante, une sorte de divinité dans laquelle nous "baignons" tous ou à laquelle nous participons tous, que nous en soyons conscients ou non. Dans une telle approche, fort populaire de nos jours, il n’y a pas de distinction fondamentale entre le Créateur et sa création. Nous faisons partie d’un tout panthéiste et c’est donc en entrant en nous-mêmes que l’étincelle de divinité pourrait jaillir de l’intérieur de nous pour nous parler… La conception exotérique affirme au contraire que c’est de l’extérieur de nous-mêmes ("ex" en grec) que nous recevons la révélation du Dieu Créateur et Rédempteur. Ce Dieu est fondamentalement distinct et différent de sa création. En même temps, il a voulu s’abaisser à nous pour nous parler, marcher avec nous et vivre en communion avec nous. Sa révélation n’est donc pas "subjective", à l’intérieur de nous-mêmes, mais objective, annoncée aux prophètes et aux apôtres, puis définitivement mise par écrit. Il n’y a pas d’initiation, de technique ou d’étapes préparatoires requises pour enfin parvenir à cette "révélation intérieure ésotérique" venant de notre propre harmonisation avec l’univers cosmique. Il y a simplement un texte, une Bible, que tous peuvent librement ouvrir et lire par eux-mêmes. C’est ainsi que Dieu parle aux hommes.

      Cependant, étant donné notre coeur endurci, obscurci et mort spirituellement à cause de nos péchés (voilà la partie que nous aimons le moins entendre du message de la Bible et qui nous appelle à l’humilité), nous avons absolument besoin de l’action secrète et puissante du Saint-Esprit dans nos coeurs pour que nous soyons ouverts et réceptifs à sa Parole et pour que notre intelligence, notre volonté et tout notre être la reçoive avec foi. C’est ainsi que nous lisons en Actes 16:14: "Il y avait là une femme craignant Dieu, du nom de Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire. Elle écoutait, et le Seigneur lui ouvrit le coeur, pour qu’elle s’attache à ce que disait Paul." Ce même apôtre Paul a dit aux chrétiens de Thessalonique: "Notre Évangile n’est pas venu jusqu’à vous en paroles seulement, mais aussi avec puissance, avec l’Esprit Saint et une pleine certitude." (1 Thessaloniciens 1:5).

      Ainsi donc, ce n’est pas un livre ancien que nous vénérons, mais une Parole vivant et permanente que nous proclamons, la Parole même de Dieu qui parle encore à nos coeurs aujourd’hui et qui nous adresse un appel pressant à répondre. "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus acérée qu’aucune épée à double tranchant; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles; elle est juge des sentiments et des pensées du coeur." (Hébreux 4:12). Nous ne pouvons pas séparer Dieu de sa Parole! C’est pourquoi l’apôtre Paul pouvait dire avec hardiesse: "Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!" (2 Corinthiens 5:20).

      Voilà, en espérant que ça puisse répondre à ta question.

      Paulin

  7. assjbedard dit :

    Moi je veux dire que la Parole c’est Jésus, c’est Lui le Verbe incarné, la Parole de Vie
    et Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement (hébreux 13, 8) à travers toute la Bible c’est de Jésus qu’il est question partout et tout le temps. Et à mon humble avis c’est un trésor inépuisable qu’on a pas fini d’explorer, il nous est présent jusqu’à la fin des temps et pour l’éternité.

  8. Bibiane dit :

    Merci Paulin. C’est une réponse très bien développée, éclairante, qui mérite réflexion et qu’on s’y attarde.
    Cependant, il y a quand même des personnes qui témoignent d’expériences marquantes d’ouverture de Conscience, qui ne sont pas le fruit d’une imagination, mais bien une expérience qu’ils n’ont pas toujours recherchée ni provoquée, et qui n’est pas nécessairement reliée à une adhésion de foi ou religieuse non plus, mais qui change pour toujours leur façon de voir et de se comporter. Et pour eux c’est une expression de la Vie, de la Lumière, de l’Esprit.. ou de Dieu, c’est selon.
    Afin de mieux illustrer ce que j’essaie de dire, je propose simplement cet exemple, et il y en a plein d’autres.

    http://consciencesansobjet.blogspot.com/2010/09/virgil-hervatin.html

    C’est un peu en ce sens que je propose qu’il pourrait y avoir révélation en dehors de toute pré-référence biblique ou christique ou religieuse.
    Ce ne sont quand même pas des phénomènes si rares, mais bien sûr il faut un discernement.
    En tout cas, ça ne me semble pas qu’il faille rejeter cela du revers de la main, et que c’est peut-être un nouveau "langage" (de l’Esprit?) plus approprié pour rejoindre les humains d’aujourd’hui.
    Car approchez la moyenne des gens avec la Bible, et vous aurez difficilement des ouvertures sinon des rejets, en dehors de cercles restreints.

    • Paulin Bédard dit :

      Salut Bibiane,

      Je suis bien d’accord que les expériences dont tu parles ne sont pas nécessairement le fruit d’une imagination. Cependant, toute expérience, parce qu’elle est expérience, est-elle nécessairement bonne?

      La Bible elle-même nous parle de réalités spirituelles qui dépassent largement ce qu’on pourrait appeler notre imagination ou nos impressions psychiques. Le monde des esprits existe, mais ce monde comporte des dangers insoupçonnés. Il y a des esprits qui sont bons et purs (les anges au service de Dieu), d’autres qui sont impurs et mauvais (les démons qui se sont révoltés de leur Créateur). Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas toujours simple pour "l’expérimentateur" qui "ouvre sa conscience ou son esprit" à des réalités invisibles et cachées (occultes) d’exercer un bon discernement. L’aboutissement des "expériences" de notre frère Pierre en est un exemple criant. Vide et néant de l’océan cosmique. Étant donné le caractère rusé, démoniaque, mal intentionné et puissant de ces esprits mauvais, il va de soi qu’ils ne feront pas exprès pour présenter au premier venu la nature hideuse de leur être. Ils essaieront de se présenter de façon intéressante, attrayante, douce, inoffensive, prometteuse et séduisante. Mais ce n’est que pour mieux prendre au piège ceux qui leur ouvre la porte sans véritablement connaître l’identité du "visiteur". Avis aux intéressés! N’ouvrez pas la porte aux courants d’air non identifiés!

      L’hindouisme et le bouddhisme, en particulier, mais également bien d’autres dérivés occidentaux, foisonnent de démons et d’esprits mauvais. Tout cela est bien connu, mais malheureusement, plusieurs segments importants de notre société actuelle demeurent étrangement sourds aux avertissements et s’enfoncent de plus en plus dans cette vieille séduction qu’on nous souffle ‘ad nauseam’ à l’oreille: "Vous deviendrez comme des dieux". Les conséquences sont inéluctablement catastrophiques, mais malheureusement, quand on s’en aperçoit et qu’on se réveille, il est souvent trop tard. Trop tard! Seule la puissante main du Dieu Rédempteur peut nous en délivrer. Crions à lui au secours!

      Au fond, ces prétendus "nouveaux langages de l’esprit" (ou "des esprits" mais certainement pas de l’Esprit Saint) n’ont rien de nouveau à offrir. Rien de nouveau sous le soleil, dit l’Ecclésiaste. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est jamais remplie, et les fleuves continuent à couler. Tuante monotonie! Ces "nouveaux langages des esprits mauvais" ne sont que de vieilles ruses et d’anciens mensonges plus ou moins recyclés à la sauce moderne. Les Upanishad ne datent pas d’hier, ma chère… Tout ce qui est proposé sur le site "Conscience sans objet", par exemple, n’est que du vieux, très vieux, maintes fois radoté, qui laisse l’expérimentateur dans un vide complet. C’est toi qui parlait avec condescendance de "textes anciens" dépassés? Isha, Kena, Katha, et cetera, toutes des vieilleries bonnes pour la poubelle. De nombreuses doctrines et techniques aux allures sophistiquées qui flattent l’égo, pour n’aboutir qu’à du vide. Désolé, ne m’intéresse pas.

      Pour ce qui est du rejet de la Bible par nos contemporains et des supposés "cercles restreints" de ceux qui se mettent à l’écoute de la Parole de Dieu, ce genre d’argument vaut zéro. (J’espère que tu n’es pas susceptible…, mais je sais que tu es capable d’encaisser; après tout, tu as grandi avec une gang de frères…). Qu’il y ait des gens, et même beaucoup de gens qui rejettent le message de Jésus-Christ, j’en conviens bien. So what? C’est notre champ de mission! D’autres y croient et l’acceptent joyeusement, et ils sont nombreux, peut-être pas dans ton voisinage ni dans le mien, mais en Chine, en Corée du Sud, en Afrique et dans bien d’autres anciens berceaux de l’athéisme à la "Mao" ou bien de l’animisme païen, du bouddhisme xyzen et d’autres religions ou philosophies opposées au christianisme. Bref, dans bien des régions du globe, la foi chrétienne est très florissante, merci. J’ai déjà côtoyé un missionnaire travaillant en Afrique qui disait: "En Afrique, rien ne marche, sauf l’Évangile." On pourra également répliquer: So what? Effectivement, le nombre n’établit jamais la vérité, ni dans un sens ni dans l’autre. Mais avant de parler de "cercles restreints", il vaudrait peut-être mieux se renseigner… (Question d’aller taquiner le poisson juste dans un tout petit lac, je t’inviter à lire le petit article rapportant les propos éclairants – et certainement non biaisés – de Brian Stewart, correspondant étranger de la CBC, qui a qualifé de "pandémie planétaire de bien" la présence des chrétiens "au front" dans à peu près tous les pays ayant des besoins humanitaires; voir http://beauce.erq.qc.ca/2009/03/11/lhistoire-la-plus-formidable-qui-navait-encore-jamais-ete-racontee).

      D’ailleurs, Dieu n’a-t-il pas promis à Abraham qu’il aurait une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel? De plus, nous sommes gâtés, l’Apocalypse lève d’avance le voile sur le résultat final: "Après cela je regardai, et voici une grande foule que nul ne pouvait compter, de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et des palmes à la main. Et ils criaient d’une voix forte: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau." (Apocalypse 7:9-10). Ce jour-là, il vaudra mieux, non pas être du côté des plus nombreux, mais du côté des nombreux qui adorent l’Agneau, plutôt que du côté des nombreux qui seront éternellement rejetés par l’Agneau… Au fond, ce qui compte, ce n’est pas le décompte actuel à partir de ce que nous voyons, mais le résultat final, qui sera l’aboutissement aussi bien de la promesse que des menaces.

      La seule et unique question qui demeure est celle-ci: TOI, Bibiane, que fais-tu de Jésus-Christ? Crois-tu dans sa Parole et dans ses promesses? Ou bien rejettes-tu sa Parole? Les autres statistiques ne m’intéressent pas.

      Alors voilà, ma chère soeur, cette réponse t’apparaîtra peut-être simpliste ou moins sophistiquée que les (vieux) tantras, mais la simplicité de l’Évangile nous appelle tout simplement à l’humilité, à la repentance et à la foi en Jésus-Christ seul. Lui seul nous promet de nous remplir de sa joie et lui seul tient sa promesse!

      Paulin

  9. Bibiane dit :

    Ta réponse est percutante et certainement très radicale et catégorique. Je serais plus nuancée. Je voudrais juste faire une mise au point concernant la référence du site. Je ne connais nullement ce site, et je l’ai référé seulement parce qu’on y trouvait ce témoignage.
    T’inquiètes pas pour les vieux mantras et Upanishads en tous genres, ce n’est pas trop ma tasse de thé.
    Mais je me dis aussi qu’on reconnait l’arbre à ses fruits. Oui c’est vrai qu’il y a toutes sortes d’esprits séduisants et trompeurs, je suis la première à en convenir. Mais tout ce qui n’entre pas dans le cercle de la chrétienté n’est pas forcément à mettre dans ce paquet.
    Et aussi ce n’est pas parce qu’on se réclame du Christ qu’on en connait forcément toutes les façons dont il se fait connaître et toutes les subtilités de l’Esprit.

  10. Bibiane dit :

    Et non plus, ce n’est pas parce qu’on adhère à la foi au Christ ou à une religion chrétienne qu’on est pour autant exempt des esprits trompeurs et séduisants. L’histoire l’a maintes fois démontrée.

  11. assjbedard dit :

    Ça prend un bon discernement des esprits qui se fait dans la prière et le détachement…l’humilité est indispensable. St-Ignace de Loyola était un spécialiste en la matière. Il avait connu dans sa vie toutes sortes d’esprit. Moi, je me pose une question…
    pourquoi chercher ailleurs quand notre table est royalement servie? insatisfaction? quoi?…Je cherche à comprendre.

  12. Paulin Bédard dit :

    Bonjour Bibiane,

    Quelques commentaires sur ta réponse:

    1. Je suis bien content d’entendre que tu ne baignes pas dans les eaux boueuses des Upanishads et compagnie, ça me soulage. Mais quand même, c’est là que tu m’as suggéré d’aller voir… Ce n’est peut-être pas pour rien que le témoignage du monsieur en question se trouve sur ce site…

    2. Si je fais abstraction de toute la boue qui est offerte sur ce site que tu ne connais pas et que je me concentre sur le "témoignage" de Virgil Hervatin que tu me recommandes, j’estime qu’il baigne dans la même boue: force, vibration, énergie qui circule, sensation, ouverture, éveil, "j’ai vu qu’il n’y a rien à chercher à l’extérieur", "s’écouter soi-même", "des rencontres dans une autre dimension", "l’univers est ici, je la sens constamment circuler à travers moi", "c’était comme quelqu’un qui communiquait à l’intérieur de moi", "nous sommes tous cette source", "les idées de passé et de futur s’étaient évanouies, tout était présent". Tout cela est clairement signé. C’est tout à fait aux antipodes de la foi chrétienne (qui préconise l’exotérisme, la dualisme Créateur-créature, la suprématie et le caractère unique du Christ, etc.) et tout à fait dans le courant des spiritualités ésotériques. Il n’y a rien à chercher à l’extérieur (donc cet homme rejette la révélation biblique), tout est à chercher à l’intérieur de soi. Cette force, cette énergie qui circule en soi, cette vibration, tout cela est impersonnel. Le dieu avec lequel on recherche la "communion", ou plutôt la fusion, est un dieu impersonnel, dans le continuum infini de l’univers cosmique avec lequel on cherche à vibrer et se liquéfier. Tout cela n’est que du "monisme" où tout fait partie de dieu et où ce dieu n’est qu’une énergie impersonnelle et intemporelle, plus ou moins semblable à une énergie électrique ou magnétique, mais de dimension spirituelle. À partir de là, on se déconnecte progressivement de la réalité créé et des repères temporels que Dieu nous a donné (début de l’histoire, milieu, fin de l’histoire) pour se perdre dans un cercle cosmique indéfini. Ça sent le démon à plein nez. (Note: Je ne suis pas de ceux qui voient des démons partout).

    3. Je te concède volontier ton dernier commentaire selon lequel "ce n’est pas parce qu’on adhère à la foi au Christ ou à une religion chrétienne qu’on est pour autant exempt des esprits trompeurs et séduisants". En fait, je suis parfaitement d’accord avec toi! Le catholicisme romain est un exemple flagrant de mélanges, distorsions et corruptions de l’Évangile par des esprits trompeurs et séduisants. Au 16e siècle, les réformateurs avaient d’ailleurs plaidé pour un rejet de ces corruptions et un retour aux Écritures seules dans le but de purifier et de réformer l’Église. Leur récompense: Ils ont été excommuniés, anathématisés, persécutés, massacrés. On peut ajouter bien d’autres exemples d’esprits trompeurs et séduisants qui se sont infiltrés dans divers courants du christianisme: le protestantisme libéral (incluant certaines Églises réformées) corrompu par le rationalisme critique; les mouvements pentecôtistes avec leur émotivité extrême et leurs esprits "non identifiés" parfois plus que douteux; l’évangile social marxiste purement "horizontal"; le dispensationalisme et son engouement pour une interprétation judaïsante des prophéties et pour la restauration des Juifs en Israël sur le dos des Palestiniens (incluant des puissants lobbies américains), etc. Ce n’est là qu’un petit échantillon… Ce ne sont pas nécessairement tous ceux qui prennent le nom du Christ qui sont fidèles à sa Parole. Sans parler des sectes dérivées du christianisme (mormons, témoins de Jéhovah, etc.). Il existe tout un assortiment très varié qui ont pris la Bible d’une main, mais qui, en même temps, ont été séduits et trompés par des mensonges. Là dessus, parfaitement d’accord! Raison de plus d’être vigilants et de bien connaître la Parole de Dieu.

    4. Mais tout cela n’est pas une excuse pour aller "reluquer" ailleurs que dans la Parole de Dieu. Ce n’est pas parce qu’on a tordu ou corrompu le message de la Bible que cela justifierait d’aller chercher ailleurs que dans la Bible des révélations "intérieures". Cette logique ne tient pas. Ce ne sont que des excuses. Jeter le bébé avec l’eau du bain. Je comprends psychologiquement qu’on puisse présenter de telles justifications. Cependant, devant le trône de Dieu, face à face avec notre Créateur, de telles excuses ne tiendront pas, malheureusement. La réponse est simplement de retourner à la Bible, qui est plus que suffisante pour nous faire connaître le vrai Dieu et nous conduire au salut éternel. En priant que le vrai Dieu nous éclaire par son Esprit Saint! Ce vrai Dieu porte un nom, il est un être personnel avec qui nous pouvons avoir une communion vivante dans son alliance. La notion d’alliance est radicalement différente de la "fusion" moniste avec le dieu-univers. Dans une telle fusion, on perd sa personnalité et sa nature d’être humain créé à l’image de Dieu (notre frère Pierre avait plaidé pour "la vie impersonnelle", titre d’un livre qu’il m’avait donné – non merci!). À l’inverse, dans l’alliance avec Dieu, les deux partenaires de l’alliance sont appelés à vivre en communion ensemble tout en conservant leur identité propre, leur intégrité et leur nature distincte. Dieu demeure le Dieu éternel et tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. L’homme demeure homme, créature limitée et dépendante de son Créateur et Rédempteur. Mais les deux peuvent vivre en communion ensemble, par la médiation de Jésus-Christ et par son oeuvre de réconciliation accomplie sur la croix. Les deux partenaires de l’alliance, bien que très différents, se parlent et vivent dans une relation vivante l’un avec l’autre. C’est comme un mariage. Il y a union, communication et partage, tout en préservant la dualité et l’altérité. Les eaux boueuses de l’hindouisme, du bouddhisme et de toute la panoplie des diverses formes d’ésotérisme moderne nient d’une façon ou d’une autre cette altérité et proposent une dissolution de notre personnalité dans une fusion cosmique impersonnelle. Il n’y a plus la relation Je-Tu ("Je serai ton Dieu, tu seras mon peuple", "Je suis ton Père, tu es mon fils", Christ est l’Époux et l’Église est l’Épouse), mais plutôt l’éveil et la prise de conscience au "Ça", à l’énergie vibratoire, à la Chose sans visage et sans nom dans laquelle nous plongeons tête première, sans savoir où ce trou béant va nous mener. Beaucoup de sensations excitantes au début, mais en bout de ligne, du vide et du néant.

    5. Il est donc impossible de faire une synthèse entre le véritable christianisme et ces eaux boueuses de l’ésotérisme. Les deux sont radicalement opposés l’un à l’autre, même si l’ésotérisme cherche à nous convaincre que tout fait partie de tout et que, par conséquent, on pourrait fusionner ensemble le Christ, de Dalaï Lama, Bouddha et tout le reste. Impossible! Il faut choisir entre les deux. Choisir, c’est forcément exclure. Et exclure, c’est parfois douloureux. "Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face", a dit l’Éternel Dieu à son peuple qu’il avait puissamment délivré de l’esclave en Égypte. Suivre et servir le vrai Dieu implique nécessairement de rejeter tous les faux dieux qui se présentent à la porte. Toutes les cérémonies de renouvellement de l’alliance que l’on retrouve dans la Bible reviennent constamment sur cette exigence du Dieu de l’alliance. Le vrai Dieu est jaloux. Il est rempli d’amour pour ses enfants. En même temps, il ne tolère pas d’infidélité… Bien sûr, le pardon est toujours là en Jésus-Christ pour ceux qui se repentent et qui croient en lui, cependant après le pardon il y a aussi une vie de gratitude au service du vrai Dieu et la recherche de vie nouvelle par la puissance du Saint-Esprit et dans l’obéissance à la Parole de Dieu. D’ailleurs, pourquoi aller chercher ailleurs "dans des citernes percées", comme disait le prophète Jérémie, en parlant des puits qui ne retiennent pas l’eau, quand la source de vie abondante nous est gratuitement offerte en Jésus-Christ et en lui seul?

  13. humushumanus dit :

    La table est mise, et oui elle est bien servie par Jésus-Christ, Fils du Dieu Vivant. Cette table nous unit d’ailleurs dans ces échanges francs entre nous qui avons été baptisés et choisis. Nous n’en sommes pas dignes, mais elle nous est offerte gratuitement et avec patience. Il attend juste que nous nous y reconnaissions comme à sa table.

    La question de savoir s’il faut entendre la parole de Vérité comme venant de l’extérieur de nous, d’un livre appelé Bible, ou d’expériences de vie personnelles. J’essaierais de répondre en disant les deux, puisque nous L’avons connu par sa Parole dite par l’Église qu’Il existait et cela à travers un contexte de vie, un père et une mère qui étaient croyants, des histoires vécues ensemble dans la famille, des relations filiales différentes pour chaque enfant de la famille, une histoire du peuple québécois, un contexte social.
    ….Des exemples et des comportements finalement des adultes nous entourant qui nous ont transmis nos valeurs et la foi de Jésus-Christ, faisant ainsi le lien depuis Abraham. Nous sommes ainsi ses descendants et nous sommes ainsi la nombreuse postérité qu’Il avait promise à Abraham. Quoique nous ayons toujours la possibilité ou la liberté de ne pas poursuivre l’Alliance.
    Alors, oui, adhère-t-on au Christ-Jésus, oui ou non tel qu’il veut d’abord se présenter lui-même en toute simplicité ? Je crois que la meilleure source est l’Écriture Sainte, ainsi que l’Assemblée des chrétiens, si divisée soit-elle.
    Essayons nous-mêmes tout de suite ensemble d’être cette petite assemblée autour du Christ et de nous aimer les uns les autres avec coeur, en prenant d’abord les chemins les plus simples et les plus sûrs.
    Il y a des mystiques qui ont fait des expériences plus directes avec Dieu et Jésus, mais nous n’en sommes pas là la plupart du temps.
    Union et prières en Jésus-Christ.

    Dominic

    • assjbedard dit :

      Merci Dominic ta vision me pacifie. j’aime tes mots: ensemble, assemblée de chrétiens, chemin de simplicité, aimons-nous les uns, les autres. En fait on pourrait avoir une seule bible celle qu’on écrit avec nos gestes d’entraide, de pardon, d’amour, de miséricorde, de coeur bon. C’est si bon un coeur bon. Les autres pourraient lire à grands traits dans ce livre écrit avec notre chair. Et ils pourraient dire: le bon Dieu doit donc être bon, regardez-les, comme ils s’aiment. Je demande à l’Esprit-Saint de répandre en nos coeurs la suavité de cet amour.

  14. humushumanus dit :

    Merci Annette et moi aussi je le demande, et qu’à ce seul signe, ils nous reconnaissent, tous les humains.

  15. humushumanus dit :

    Il se peut que le diable soit aussi dans les affirmations sur la pureté de la doctrine et des églises chrétiennes. Pensons aux pharisiens que nous tous pouvons devenir facilement.
    Seul Jésus nous dépasse et est capable à travers la prudence de nos démarches et la modération de nos mots de nous parler de vérité.

    En Lui mettons notre confiance et notre avenir.

  16. assjbedard dit :

    Disons que Jésus est le divin sculpteur, Il veut faire de chacun de nous un merveilleux chef-d’oeuvre. Laissons-lui la chance de nous travailler par lui-même, Il saura bien donner le petit coût de ciseau nécessaire à l’embellissement de son oeuvre. Et les autres, il sera bien capable de s’en occuper. Il aime tellement chacun de nous. Lui, il va essayer de nous faire le moins mal possible. Et s’il a quelque chose à tailler essayons de ne pas y mettre obstacle. Voilà le résultat de ma réflexion. Nous avons chacun un appel personnel…il suffit de l’écouter et de notre mieux tenter jour après jour de répondre à cette appel. Je m’engage à respecter ce contrat à partir de maintenant.

  17. Bibiane dit :

    Bon je peux peut-être essayer une tentative de réponse, maintenant que je suis à la maison (car au bureau je n’ai pas accès à répondre sur ce site), et que mon frigidaire est nettoyé et qu’il sent bon.. :-)
    Premièrement pour répondre à Annette "pourquoi chercher ailleurs". Je dirais que ce n’est pas tant chercher ailleurs que de constater qu’il y a des "ailleurs", et d’en tenir compte. Depuis ma toute jeunesse que je ne peux pas concevoir que le vrai véritable salut et connaissance de Dieu (et de l’humain par conséquent), ne soit que chez les adhérents de la foi au Christ. Bon.. j’ai peut-être été mal faite, peut-être que l’Esprit m’a mal inspiré, mais considérant que c’est Dieu qui m’a faite (moi aussi) avec mes dons et mes dispositions, il me semble que c’est la moindre des choses d’en tenir compte.
    Toute l’humanité est créature de Dieu, et toute l’humanité se vit en tant que telle (en tant qu’humanité) et essaie de comprendre son mystère.
    Donc ce que je cherche à voir c’est comment un peu tout un chacun évolue devant son propre mystère et devant les grandes questions de l’univers. C’est cela la création, et rien n’est à exclure. Tout le monde, selon chacun ses dispositions et selon sa bonne volonté a son mot à dire là-dedans, les artistes, les scientifiques, les mystiques, les enseignants, les chinois, les hindous, les esquimaux, les grecs, les navajos, etc..
    Dans cette perspective, il est vrai que l’enseignement chrétien me paraissait étroit et sectaire. Surtout quand à 12 ans vous observez la voûte étoilée de nuit et que vous êtes saisi de la grandeur de l’univers et que vous vous y sentez à la fois tout petit et à la fois l’habitant entièrement.
    Et j’ai voulu étudier et voir les choses par moi-même, sans trop avoir de comptes à rendre à un groupe particulier avec ses codifications implicites et explicites qui interviendrait pour brimer ce besoin de liberté.
    Je ne sais pas si le bon Dieu va m’en vouloir et me punir pour ça.. mais je ne crois pas, et je ne pense surtout pas qu’il veuille me faire sentir coupable de vivre selon ce qu’il m’a donné d’inspiration, avec toutes les difficultés, les chutes et les écueils que ça peut supposer, mais aussi l’acquisition d’une certaine force.
    Bon c’est un peu vite dit mais c’est une part de réponse.

    Paulin, Paulin… je ne sais pas si on arrivera à vibrer au diapason un jour..
    Tu es très certainement beaucoup plus savant que moi dans ton domaine, et ceci dit je ne peux qu’être éblouie devant le professionnalisme et la facilité avec lesquelles tu dis ce que tu as à dire. Mais t’ayant connu quand tu étais tout petit, j’aurais un peu tendance à dire que tu as développé une "expertise doctrinale" un peu rigide, avec beaucoup (trop?) de sériosité, en accord avec ta structure psychologique, qui a besoin que tout soit clair, certain, bien structuré, réglementé et sans écarts, et qui vit dans l’insécurité (même angoisse?) si ce n’est pas ainsi. Christ n’en demande pas tant (Mon joug est léger).

    Et tu as eu toi aussi ta part d’expérience subjective lorsque tu as vécu ta conversion pour l’Église réformée, ce qui brisa aussi ta communion dans un certain sens avec tes autres frères-soeurs chrétiens. Quel esprit a permis cela?

    Bon j’outrepasse probablement le cadre d’un tel échange en exprimant cela, mais en tout cas, c’est un peu mon ressenti. Que Dieu me pardonne si mes propos sont fautifs en quelque manière que ce soit.

    Je ne remettrai donc pas en question les interprétations des Écritures que tu fais, mais je partagerai simplement mon sentiment par rapport à ce que tu dis des eaux boueuses de l’ésotérisme, de l’hindouisme, des expériences de "vie impersonnelle", etc..
    Je pense que chacun est en mesure de parler pour lui-même de ce qu’il connait bien et de ce qu’il a expérimenté. Et de parler comme tu le fais de ces sujets me semble être un manque de connaissance par l’interne de ce dont il s’agit, et c’est en tout cas un manque de respect pour les personnes qui le vivent. Et j’aimerais bien que l’exemple de notre frère Pierre ne revienne pas sur le tapis. On ne connait pas grand-chose somme toute de son vécu intime. C’est son mystère à lui que je respecte beaucoup. Il est entre les mains de Dieu, et laissons-le faire.

    En tout cas moi je ne suis pas dans la dynamique de "crois ou meurs", ou autrement dit "si tu es en dehors de la foi judéo-chrétienne bien c’est foutu pour toi". J’ai plutôt tendance à chercher à voir comment Dieu s’exprime un peu partout à travers toute sa création et ses créatures. Il y a tant à apprendre. Pourquoi jeter l’anathème sur les sagesses séculaires, ou les découvertes modernes, de d’autres humains tout aussi humains et créatures de Dieu que toi et moi ? Si Dieu est "personnel", bien je me dis que c’est à travers les personnes qu’il est personnel, et à travers toutes les personnes de bonne volonté.

    De nouvelles branches des sciences modernes, telle la physique quantique, sont aussi de belles ouvertures pour mieux comprendre l’aventure humaine et de l’univers.

    Je ne renie pas, loin de là, les Écritures bibliques, mais elles ne doivent pas restreindre la vision, mais bien plutôt être une espèce de clé qui permette d’ouvrir toutes les portes, et non les fermer.

    Et pour ce qui est de l’ésotérisme en particulier, j’aurais tendance à dire que tout le christianisme est bâti sur une sorte d’ésotérisme. Le récit de la Genèse autant que celui de l’Apocalypse, c’est très ésotérique, à un certain niveau de lecture. De même que l’évangile de St-Jean qui est éminemment ésotérique. Le sauvetage de Noé, de Moïse, l’exode, l’exil, la croix, le Cantique des Cantiques, les visions des prophètes, le nom même du Christ ou du Messie, le Logos, les mystères chrétiens, tout ça possède un sens profondément ésotérique, qui n’est pas intellectualisation ou rationalisation, mais une façon d’aller plus profondément au coeur. Et aussi de préserver d’une certaine profanation. L’ésotérisme en général, et le chrétien en particulier en ce qui nous concerne, a toujours été une façon de préserver le trésor, et de le cacher afin qu’il ne soit pas piétiné. Comprenne qui peut comprendre.

    Il y a toujours plusieurs niveaux de lecture dans les Écritures, il y a un sens exotérique, un sens ésotérique, et d’autres intermédiaires…

    Alors.. on se calme pour ce qui est de dénigrer l’ésotérisme.

    En tout cas, j’espère que tu ne t’inquiéteras plus de ce que j’aurais perdu ma "personnalité".

    Tout ça sur le ton de la fraternité, comme il se doit.

    • assjbedard dit :

      Ma chère Bibiane, d’abord je veux te dire que tu es très intéressante et tu mérites d’être entendue et j’ajoute ceci je t’aime comme tu es. De plus j’ajoute: l’Esprit de Dieu a traversé le ciel , l’Esprit de Dieu a traversé la vie, l’Esprit comme un vol de Colombe au-dessus du Jourdain. Et le Christianisme est ouvert à l’univers entier.
      Jésus-Chrsit est venue pour les nations toutes les nations. J e reviendrai avec un petit peu plus de développement.
      J’ai la tête moins bonne…mais en tous cas …je suis capable encore juste un peu à la fois…
      Dans la plus totale fraternité.

  18. Bibiane dit :

    Ceci dit, il y a une superbe belle chapelle en pierre de l’Église Réformée de France à Chamonix. À voir. Avec de belles pierres tombales en forme de croix celtiques. Un autre symbole ésotérique.

    http://imageshack.us/photo/my-images/851/146y.jpg/

    http://imageshack.us/photo/my-images/813/141dj.jpg/

    J’espère que les liens vont marcher.

  19. assjbedard dit :

    Et moi, pour ceux qui ne le savent pas, j’ai un blog sur lequel j’évolue depuis mars 2007.
    Je vous invite à le visiter et à y laisser vos commentaires. Pas trop de critiques, j’ai de la misère à supporter. C’est un partage fraternel.

    http://assjbedard.wordpress.com

  20. Bibiane dit :

    @Dominic, pour allonger ton commentaire concernant les pharisiens:
    Ces paroles du Christ à l’égard des pharisiens sont d’une grande violence : "Malheur à vous parce que vous avez fermé la porte du ciel. Vous-mêmes, certes, vous n’y entrez pas et vous empêchez d’y entrer ceux qui le voudraient."

  21. humushumanus dit :

    Je vois et je sens que tout le monde répond et intervient avec coeur et passion. Avec aussi tout le bagage qu’il a acquis. Je suis bien content que cela se fasse dans la franchise, le respect et la force nécessaires pour être écouté, entendu, compris dans son point de vue.
    Tout cela est très sain et doit nous réjouir puisque de toutes façons, c’est ce que nous vivons à l’intérieur de chacun de nous.
    Nous n’avons pas à savoir dans ce monde qui est le premier, qui a la vérité complète.
    Chaque personne, chaque pierre humaine est importante.

    Il me semble toutefois que la réponse chrétienne aux questions est la meilleure.

    Bibiane, tu disais : «Je ne renie pas, loin de là, les Écritures bibliques, mais elles ne doivent pas restreindre la vision, mais bien plutôt être une espèce de clé qui permette d’ouvrir toutes les portes, et non les fermer.»
    Et si les écritures bibliques étaient la clé, et dans ces Écritures, si Jésus lui-même était la clé qui ouvre et non la clé qui barre et enferme. Jésus étant l’Amour suprême, se manifestant en tout et partout comme il le veut bien dans son Esprit.

  22. assjbedard dit :

    Et je dis, Jésus est à table avec nous, il nous aime, et il nous fait confiance. Il continue son travail de sculpteur, il travaille nos âmes jusqu’à l’achèvement complet de l’oeuvre pour la plus grande Gloire de Dieu.

  23. assjbedard dit :

    Bonjour vous tous, Au terme de cette échange, je m’attends à reconnaître au milieu de nous le Christ Jésus, Celui qui est Ressuscité, nous l’affirmons tous, un Christ Vivant, il vit et dynamise en nous la vie. Je ne le reconnais pas seulement à travers les références et les textes, je le reconnais dans nos vies. Il est agissant , il agit, il creuse, il sculpte,il parle, il fait fibrer, il fait bouger nos idées. Il est transformant, il apporte des changements dans nos vies qui ne seront plus jamais les mêmes. Il est divinisant comme le dit St-Paul: «Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi» La vie divine circule en moi, en nous selon qu’on lui permet de circuler. Je m’attends à reconnaître ce Christ Vivant, c’est le vrai Christ des chrétiens. J’ai confiance en LUI, pour toi,pour moi, pour nous.
    Annette

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