Il était une fois une petite fille qui vivait dans les bois.

Elle était là avec son papa et sa maman, et ceux-ci ont eu leur

petite-fille avant qu’ils puissent vraiment se connaître.

Ils sont demeurés ensemble pour garder cette jeune

fille qui leur était née.

 Et voilà que cette petite fille

se mit à faire des coups pendables. Elle n’était pas

tranquille et n’arrêtait pas de déranger ses parents,

le soir, à l’heure de son coucher. Elle faisait du bruit

dans sa chambre et ne voulait pas se coucher et dormir.

Ses parents lui disaient que ce n’était pas bien ce qu’elle faisait là, et ils la punissaient. Ils ne voulaient pas qu’elle répète toujours la même chose à l’heure du coucher et à chaque fois, ils la chicanaient et lui criaient d’arrêter.

La petite Bibi se fâchait de plus en plus souvent et de plus en plus fort, et ses parents devenaient plus fâchés eux aussi.

 

Pendant le jour, Bibi aimait être avec un des parents, mais ceux-ci trouvaient que cette petite fille leur demandait beaucoup de temps. Toujours, il y avait quelque chose qu’elle n’arrivait pas à faire, et elle ne s’amusait jamais seule comme ils auraient voulu.

Elle leur demandait de jouer avec elle, mais comme elle criait, ses parents lui disaient de s’arranger toute seule.

 

Bibi s’ennuyait énormément, et quand ses parents lui disaient de se trouver des amis, elle leur disait qu’elle n’en avait pas.

Elle s’en allait dans sa chambre et jouait à se brosser les cheveux devant le miroir. Elle se brossait et se peignait et

aussi elle s’amusait à se bercer sur sa chaise en se frottant les cuisses et en chantonnant toujours la même chanson.

 

Ainsi, on ne l’entendait presque pas, et parfois ses parents mangeaient aux repas et oubliaient Bibi dans sa chambre.

 

Celle-ci se couchait dans son lit et jouait un peu avec ses poupées, seule, et elle regardait les oiseaux par la fenêtre.

Elle n’avait pas très faim, et ne se plaignait pas.

 

 

Mais le soir avant de se coucher, elle se mettait à faire du bruit et à se frotter les cuisses assez pour se faire du mal, ce qui fâchait ses parents.

 

Quand elle fut plus grande, Bibi se trouvait différente des autres adolescents. Elle s’amusait avec ses amis, mais se plaignait souvent à eux et se trouvait toujours malheureuse. Elle ne s’aimait pas, ne se trouvait jamais belle, et se disait toujours qu’elle n’était pas aimée. Son papa travaillait beaucoup et elle ne le voyait plus, sa maman était une bonne personne, mais elle était parfois malade, et elle priait beaucoup pour que sa fille soit heureuse. Bibi pensait qu’elle allait mourir et parfois, elle demandait à Dieu de mourir.

 

Un jour en allant à l’église, Bibi vit dans sa tête un ange à qui elle confia ses malheurs. Elle lui raconta tout ce qui était dans sa tête et son coeur, et l’ange l’écouta attentivement.

Puis l’ange lui dit : Quand tu t’en iras tout à l’heure sur le chemin du retour vers ta maison, que le temps gris aura

perduré un certain temps, tu seras surprise par l’oiseau que tu aimes le plus, tu sais celui que tu aperçois souvent près de chez toi. Il te surprendra alors dans tes pensées et dans ton coeur, avec beaucoup de jardins de fleurs, celles que tu avais déjà semées, et qui produisent des tiges vertes et très allongées, qui se multiplient, vivent et se répandent d’une façon très florissante. Ces fleurs pousseront en abondance, tu auras d’elles des fruits qui te surprendront, des fruits au goût sucré et juteux, qui tomberont quand tu marcheras trop près d’eux, que tu croqueras avec appétit, dans ton jardin où ta maman va habituellement pour semer, marcher, se reposer, et juste voir pousser les plantes.

Après cette période d’abondance,

tu sauras que ce jardin t’appartient

vraiment à toi et que ce sont tes pousses,

celles que tu veux voir.»

 

À ces mots, l’ange disparut, et Bibi se leva simplement, la messe était terminée, elle prit la main de sa mère comme d’habitude, et ce jour-là, son coeur était gai. Elle retourna à la maison, et la vie à sa

campagne un peu grise dégageait une bonne odeur, alors que le coeur de Bibi était un peu plus léger. Elle respira la bonne odeur de foin séché, et vit que sa mère était près d’elle pour la protéger. Elle s’en alla jouer dehors après avoir pris un bon repas : des amies l’attendaient.

 

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  1. Sarötla dit :

    Heureuse rencontre. Heureuse écoute! Joli billet…..

  2. BIBI dit :

    Savoir choisir sa vie, se désespérer et ne voir que le négatif ou sourire et enfin voir !!! j’aime beaucoup ce que tu as écrit. Bon dimanche Humus

  3. la fllibust dit :

    écouter la petite voix, faire confiance à son instinct, se faire confiance. byebye dominic

  4. Unknown dit :

    coucou Humus,
    comme j’aimerais être encore tite fille,
    pour que l’on puisse me raconter de si belle histoire, car je préfère qu’on me les raconte, plutot que lire " j’apprécierais "  nettement mieux…
    Car je trouve cela bien trop joli…
    super billet…
    Bon dimanche mon ami…
    et mille kissoussss de tite minouche…

  5. Brigitte dit :

    elle est bien réelle cette petite fille j’ai l’impression de l’a connaître à quelques détails près.
    Elle est touchante et désoeurvrée,
    mais peut-être que ses parents n’étaient pas méchants que c’était elle avec ses yeux de gamine qui ne comprennait rien et qui essayait, certainement pas avec les bonnes armes de montrer qu’elle était là et qu’elle avait besoin de leur amour plus que de leur cadeau…
    bisou
    bon dimanche

  6. Annette dit :

    Bonjour Humus, elle est belle cette histoire. Je comprends que dans nos coeurs et nos esprits , il y a de quoi être heureux. Il suffit d’y être attentif et fidèle. Anne

  7. nathalie dit :

    coucou dominic
     
    merci de ton soutien plein d’amitié et de sincerité.
    je me sens un peu cette petite fille mais qui a l’impression que l’ange lui a menti…..
     
    Je t’embrasse

  8. Manobia dit :

    très joli, peut se lire symboliquement ou au 1er degré : l’effet et le sens sont les mêmes. c’était la parabole d’Humus !!!

  9. Marjo dit :

    Hello Dominic,
     
                        Très jolie ton histoire, pratique pour tes petits-enfants d’avoir un papy qui peut raconter de si jolies histoires! Moi ce sont mes parents qui me les racontaient, les temps changent car aujourd’hui après avoir raconter pleins d’histoires à ma fille je dois recommencer pour mes petits-enfants! Mais ton histoire fais aussi pour les grands….
     
    Bonne Journée…  Marjo*

  10. Nathalie dit :

    coucou dominic
     
    merci pour ton com….
    Après quelques jours d’obscurité, mon isolement m’a permis de me retrouver:
    J’ai retrouvé l’envie de suivre ma voie
    nous ne sommes jamais mieux servis que par soi-même et je vais m’y appliquer….
    je n’ai pas envie de baisser la tête
    je vais seulement changer la route
    qui me menera au but fixé
    je n’oublie pas que le plus important est avant tout dans chacun de nos pas….
     
    Et c’est pour cela aussi que je continuerai d’être là pour les autres…..
    car eux aussi ont le droit de savoir qu’il ne faut pas lâcher, que ce sont les épreuves qui rendent plus forts…..et plus tenaces…..
    Et je suis heuruese de pouvoir leur donner  une aide momentané, accompagnement  qui parfois fait défaut dans notre société actuelle….
     
    Je t’embrasse
     
     
     

  11. Les Etellois dit :

    Les anges font parfois du soutien psychologique, dirait-on. Il faudrait que ce soit plus répandu…
    Bises,
    Mo

  12. Lucie dit :

    Elle très touchante l’histoire de Bibi, bien des coeurs de "petite fille" et de" petit garçon " peuvent s’y retrouver. Je ne vois pas dans ce billet une fable, mais un vrai message d’espoir, l’ange qui passe transforme et redonne la vie au coeur blessé et meurtri.
    Merci pour ce bel écrit.

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