Balthasar, un oiseau en cage se plaignait de douleurs constantes.
C’était un oiseau vaillant qui travaillait si fort à chanter et à parler à ses contemporains.
Il se disait que sa vie devait être un modèle de rigueur, d’habiletés et de beauté.
Dès le matin, il peaufinait son chant, sa voix et sa parole pour répandre autour de lui ses bienfaits.
Mais son coeur était constamment serré, son souffle court, ses maux de dos et de cou insupportables. Malgré tout, il arrivait à s’exécuter très bien sans qu’il n’en paraisse rien. Mais quelle lourdeur il pouvait ressentir, il se sentait comme un vieux cheval plissé.
Il ne connaissait pas son besoin et voulait parfois s’arrêter pour un repos.

Hors un matin, Balthasar tomba malade et souffrait si fort de tout son corps qu’il n’eut pas la force de se lever.
Il fit appel à quelques amis pour le visiter sans pour autant avoir le goût de les voir.

Une soignante passant par là entendit une légère plainte et s’arrêta auprès de lui. Son corps tremblait et il avait froid.
Pleine de bontés, elle lui promit de faire ce qu’elle pourrait pour lui rendre la santé s’il le voulait.
Il hocha (oui) de la tête timidement et presque honteusement. Sans plus tarder, elle posa les mains sur ses épaules et implora sur lui qu’il fut empli de chaleur divine. Elle amena tout doucement Balthasar à se détendre, puis à recevoir en lui cette chaleur si douce et profonde.

Le petit oiseau comprit alors son grand besoin venu des entrailles. Il accepta en lui, dans son ventre, son cou, ses épaules, son dos, ses pattes et ses ailes, sa nuque et sa tête, et laissa pénétrer dans ses fibres ce courant gratuit et tellement bienfaisant.

«Tu as compris que tu es aimé ?» lui demanda la soignante. «Oui, je crois bien» répondit-il. «Eh bien, maintenant, deux fois par jour, laisse-toi pénétrer de ce grand bien d’amour et tu seras guéri. Vas».


Tellement réconforté, le petit oiseau résolut de recevoir en lui toute bonté, toute chaleur qui lui étaient prodiguées. De plus, peu de temps après, il se fit amoureux d’une copine qui lui massait tendrement le dos et le corps chaque matin et chaque soir. Il la laissa venir dans sa cage, retrouva lentement toute son énergie.

Il devint alors un oiseau chaleureux pour sa copine et pour tout son entourage. Son chant et sa parole étaient modulés et joyeux.

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  1. Annette dit :

    Le petit Balthasar, il peut maintenant transmettre toute sa chaleur , son amour, il fera beaucoup autour de lui. je lui souhaite que son chant reste joyeux et bienfaisant.

  2. Colette dit :

    Mais, il est humain ce Balthasar … quel beau modèle … et de plus, il peut guérir qui se met à l’imiter …

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